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FEDERATION
DES ASSOCIATIONS |
DOLOPALEPrésentation :Cliquez ici pour accéder au prospectus de souscription réalisé pour Dolopale La société DOLOPALE avait pour objet de remédier à la pollution des sols par les métaux lourds. Elle importait un amendement agricole de Pologne, le Biodékol, à base de Dolomie. Cet amendement a fait l'objet d'un brevet en Pologne et a des propriétés d'absorption des métaux lourds. En utilisant Biodékol, il est donc possible de cultiver des aliments de bonne qualité même sur un sol dégradé par des métaux lourds. La société a aujourd'hui disparu. C'est ce que nous allons étudier dans les paragraphes suivants de manière à ce que cette expérience soit utile aux futurs porteurs de projets et aux adhérents. Historique de l'accompagnement :En 2001, le porteur du projet Dolopale adhère à l'association Love money pour l'Emploi. Il fait part de son projet : il souhaite importer de Pologne un amendement destiné à dépolluer les sols des métaux lourds. Rapidement, une commission de bénévoles se met en place pour l'aider à rédiger son dossier "note façon COB", destiné à préciser la stratégie, le financement, les moyens à mettre en oeuvre, ... Le montage du projet est laborieux et dure huit mois environ. Le porteur de projet présente un brevet polonais validant les propriétés de Biodekol. Mais s'agissant d'un domaine très spécialisé, l'association demande l'avis d'un chercheur dans le domaine de la pollution par les métaux lourds. Celui-ci confirme les propriétés absorbantes de la dolomie, qui est une composante de l'amendement Biodekol. Des tests complémentaires sont prévus, mais le porteur de projet n'a pas les fonds pour les financer avant la constitution de la société. Dans l'ensemble, le produit semble efficace (ce qui a été confirmé par la suite par des tests complémentaires et des courriers d'agriculteurs satisfaits de l'amélioration des prélèvements de métaux lourds dans leurs cultures). Toutefois, même si l'amendement fixe les métaux lourds et les empêche de contaminer les cultures, il ne les extrait pas des sols. Leur nocivité est simplement neutralisée car ils ne sont plus absorbés par les cultures. Durant ces huit mois de commissions, le porteur de projet s'accroche et l'entreprise semble crédible. Il est prévu dans un premier temps de vendre à des jardineries et des magasins spécialisés pour générer rapidement de la trésorerie et se développer ensuite en direction des collectivités locales ayant des terrains contaminés, ou encore proposer Biodekol a des industriels voulant remédier à la contamination des sols par les métaux lourds. Une fois le dossier finalisé, un avis de la Fédération est émis et une recherche d'associés est lancée en novembre 2002. Parallèlement à la recherche de capitaux pour la S.A., le porteur de projet, qui souhaite aller vite, crée une SARL avec deux personnes de son entourage. Il parvient finalement à collecter 60.000 euros et Dolopale démarre son activité. Cliquez ici pour consulter le dossier "note façon COB" qui a été préparé pour appuyer la collecte de capitaux.(ces documents sont réservés aux adhérents: cliquez ici pour adhérer en ligne et accéder aux notes façon COB). Les difficultés de Dolopale et les tentatives de sauvetage initiées par l'association :L'entreprise s'implante dans l'Oise au Plessis Belleville et se met en place : elle importe l'amendement Biodekol de Pologne et tente de le commercialiser. Des adhérents donnent un coup de main pour la vente de palettes de Biodekol. Les premières palettes sont vendues, mais la société a du mal à trouver une compétence commerciale. Un stagiaire puis un commercial sont recrutés, mais les résultats ne sont pas à la hauteur des prévisions de la note façon COB. Des problèmes relationnels surgissent, aboutissant à un Prud'Homme. Dans le même temps, le porteur de projet s'efforce de développer la vente de Biodekol à des industriels souhaitant décontaminer des friches industrielles dans le nord de la France. Les discussions n'aboutissent pas. Les ventes en jardineries sont insuffisantes. La société commence à avoir des problèmes de trésorerie. Deux personnes quittent la société avec l'apparition des difficultés. L'association essaie d'intervenir, car des administrateurs de Dolopale sont adhérents. Mais comme souvent dans les difficultés, les problèmes relationnels prennent le dessus. Finalement, l'association apprend que Dolopale a déposé son bilan fin 2003. Il est révélateur que le bilan ait été déposé sans en parler à l'association, qui a pourtant une expertise importante dans le domaine des entreprises en difficultés (voir le site www.sosdepotdebilan.com ). L'association réussit toutefois à obtenir une période d'observation et déploie des efforts pour commercialiser Biodekol sur des salons (salon Pollutec, salon Naturally, ...). Les charges fixes étant très faibles (quelques centaines d'euros par mois sans salarié), il était tout à fait possible de relancer l'entreprise. Mais le porteur de projet n'a semble-t-il pas estimé que les efforts de l'association étaient la solution, et nous avons appris qu'à la suite d'une entrevue entre le dirigeant et l'administrateur, la société a été mise en liquidation. Les enseignements du projet Dolopale :Même sans argent au départ, on peut collecter 60.000 € pour monter un projet industriel, si l'on accepte d'être accompagné par une association Love money pour l'Emploi. Lorsqu'un projet est de nature technique, il doit faire l'objet d'un avis par un "homme du métier", c'est à dire un technicien ou un scientifique connaissant le secteur. C'est ce qui a été fait par l'association pour Dolopale. L'argent n'est pas tout : il faut savoir s'entourer de compétences pour faire croître une entreprise. En l'occurrence, le porteur de projet s'est entouré de deux personnes qui ont quitté la société dès l'apparition des difficultés. Il est très difficile de s'entourer correctement et c'est pourtant un des défis que doit être capable de relever un chef d'entreprise. Il faut se méfier des porteurs de projets qui veulent "aller vite" (c'est souvent le cas), car brûler les étapes ne fait que masquer les difficultés, qui ressurgiront une fois l'entreprise créée. Il vaut mieux monter le projet progressivement, en ayant anticipé au maximum ce qui peut se passer. Sans dynamisme commercial, il n'y a pas d'entreprise possible. Une fois le projet créé, il faut s'efforcer de suivre les engagements et la stratégie définie dans la "note façon COB", qui est le fruit d'une réflexion collective pendant plusieurs mois. Quand un porteur de projet s'en écarte car il pense qu'une autre piste est meilleure, il est urgent pour lui de demander conseil à son entourage et aux membres de la commission qui l'ont accompagné. Le lien de confiance est essentiel dans les relations entre un porteur de projet et l'association, les actionnaires, les administrateurs, les salariés. Si les liens de confiance n'existent pas ou sont artificiels, des problèmes relationnels vont forcément surgir tôt ou tard, aggravant les autres difficultés. Pour en savoir plus :Vous souhaitez en savoir plus sur cette société et l'accompagnement dont elle a bénéficié à l'association Love money pour l'Emploi ? Veuillez prendre contact avec l'association en remplissant le formulaire ci dessous : Vous pouvez également nous contacter en téléphonant au 01 48 00 03 35, au 08 70 34 67 00 ou en écrivant à federation@love-money.org Conformément à la loi Informatique et Libertés en date du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification, de modification et de suppression concernant les données qui vous concernent. Vous pouvez exercer ce droit en envoyant un mail à federation@love-money.org
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