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La
station Saint-Michel fermée pour cause d'infiltrations d'eau
Les
voies sur berge restent fermées
Le
nouveau défi de Christina Cerny
Le
PSG en reconquête
Salim
Iles devant VDH
Des
livres gratuits pour les lycéens
Près
de 200 appels d'offres examinés dans l'urgence
L'itinéraire
de ce soir
Le
sens interdit de la rue des Saints-Pères sera abandonné
Vers
une reprise de la distribution du courrier dans le XIX e
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Entreprise
| Comment Love
money pour l'Emploi aide les victimes des plans
sociaux |
L'association Love money pour l'Emploi
propose aux grandes sociétés d'investir au côté des
salariés qu'elles ont licenciés pour soutenir leur
projet de création d'entreprise.
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| LU, Moulinex, Bull,
Marks & Spencers, etc., les plans sociaux tombent en
avalanche. Une Fédération d'associations se bat pour que les
entreprises concernées aident les salariés licenciés. C'est le
rôle de «Love money pour l'emploi». Elle vient d'adresser un
texte demandant à ces sociétés de venir en aide à chaque
personne licenciée désireuse de créer sa propre entreprise.
A partir du moment où les projets ont un réel potentiel de
création d'emplois, Love money pour l'emploi souhaite que
chacune des 15 associations locales opérationnelles (dont sept
en Ile-de-France : Paris, Saint-Germain-en-Laye,
Lagny-sur-Marne, Ris-Orangis, Champigny-sur-Marne,
Neuilly-sur-Seine, Neuilly-sur-Seine) rentrent en contact avec
les services du personnel et les directions pour les inciter à
investir. L'idée est d'encourager la société à doubler
l'indemnité de licenciement versée au salarié. «Ce principe de
solidarité est novateur. Notre souhait est qu'il rentre dans
les moeurs. Pourquoi n'y aurait-il pas une structure de
reconversion au sein de chaque CE ?» s'interroge Jean Salwa,
président de l'association Love Money pour l'emploi à Paris et
co-fondateur avec son fils Didier de l'association du même
nom.
Une initiative conforme à la philosophie de
l'association
Depuis sa création le 25 juin 1997,
l'association a toujours eu cette vocation d'aider les
créateurs d'entreprise à fiabiliser et à pérenniser leur
projet. Chaque porteur d'idée, licencié ou en quête d'une
reconversion, peut venir voir les membres de l'association
pour y rencontrer des bénévoles, issus des secteurs public et
privé. Calés dans des secteurs aussi divers que la gestion
d'entreprise, la comptabilité ou l'investissement, ces
bénévoles s'engagent à dispenser leur conseil et à accompagner
les projets jusqu'à ce que l'entreprise se sufise à elle-même.
Cette période d'observation peut durer 2, 3 ou 4 ans. Mais
la concrétisation des projets ne serait pas possible sans un
investissement financier. Chacun au sein de l'association peut
ainsi miser de l'argent sur un projet qu'il espère rentable.
Lorsque la jeunese pousse rapportera de l'argent, les
investisseurs récupéreront leur mise sous forme de stocks
options. Depuis quatre ans, l'association Love Money pour
l'Emploi a contribué à la réalisation de 7 projets. Ce qui
représente 550 investisseurs, soit une manne de 12 millions de
francs (7 millions déjà investi et 5 millions à venir dans une
seconde phase d'investissement). Bilan : 46 embauches. Leur
pari ? Voir le nombre de salariés et le chiffre d'affaires
doubler sur une période de 12 à 18 mois.
De la
climatisation au «bio»
A Montfermeil
(Seine-Saint-Denis), un chômeur est ainsi parvenu, avec l'aide
de 75 investisseurs, à réunir 500 000 francs pour créer Air
Qualité, une entreprise de 12 salariés spécialisée dans la
décontamination des conduits d'aération. Les bons résultats de
la société de Roman Prochazka lui permettent d'envisager le
doublement de ses effectifs d'ici deux ans. Charles
Hannon, salarié en quête de reconversion, espère, lui, ouvrir
rapidement son premier fast-food bio dans le quartier de la
Gare Saint-Lazare à Paris (IXe). Sa société Croque la vie
doublerait elle aussi ses effectif en deux ans.
Fédération des associations Love money pour
l'Emploi 10, rue Montyon 75009 Paris. Tél. :
01.48.00.03.35 E-mail : federation@love-money.org
Internet : http://www.love-money.org/
Georges
Gervais
Le Parisien ,
mercredi 02 mai 2001, 17h30
Plus sur leparisien.com Comment
Love money pour l'Emploi aide les victimes des plans
sociaux
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