Vendredi 4 mai 2001



   
 


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  Entreprise
Comment Love money pour l'Emploi aide les victimes des plans sociaux
L'association Love money pour l'Emploi propose aux grandes sociétés d'investir au côté des salariés qu'elles ont licenciés pour soutenir leur projet de création d'entreprise.

LU, Moulinex, Bull, Marks & Spencers, etc., les plans sociaux tombent en avalanche. Une Fédération d'associations se bat pour que les entreprises concernées aident les salariés licenciés. C'est le rôle de «Love money pour l'emploi». Elle vient d'adresser un texte demandant à ces sociétés de venir en aide à chaque personne licenciée désireuse de créer sa propre entreprise.
A partir du moment où les projets ont un réel potentiel de création d'emplois, Love money pour l'emploi souhaite que chacune des 15 associations locales opérationnelles (dont sept en Ile-de-France : Paris, Saint-Germain-en-Laye, Lagny-sur-Marne, Ris-Orangis, Champigny-sur-Marne, Neuilly-sur-Seine, Neuilly-sur-Seine) rentrent en contact avec les services du personnel et les directions pour les inciter à investir.
L'idée est d'encourager la société à doubler l'indemnité de licenciement versée au salarié. «Ce principe de solidarité est novateur. Notre souhait est qu'il rentre dans les moeurs. Pourquoi n'y aurait-il pas une structure de reconversion au sein de chaque CE ?» s'interroge Jean Salwa, président de l'association Love Money pour l'emploi à Paris et co-fondateur avec son fils Didier de l'association du même nom.

Une initiative conforme à la philosophie de l'association

Depuis sa création le 25 juin 1997, l'association a toujours eu cette vocation d'aider les créateurs d'entreprise à fiabiliser et à pérenniser leur projet. Chaque porteur d'idée, licencié ou en quête d'une reconversion, peut venir voir les membres de l'association pour y rencontrer des bénévoles, issus des secteurs public et privé. Calés dans des secteurs aussi divers que la gestion d'entreprise, la comptabilité ou l'investissement, ces bénévoles s'engagent à dispenser leur conseil et à accompagner les projets jusqu'à ce que l'entreprise se sufise à elle-même. Cette période d'observation peut durer 2, 3 ou 4 ans.
Mais la concrétisation des projets ne serait pas possible sans un investissement financier. Chacun au sein de l'association peut ainsi miser de l'argent sur un projet qu'il espère rentable. Lorsque la jeunese pousse rapportera de l'argent, les investisseurs récupéreront leur mise sous forme de stocks options.
Depuis quatre ans, l'association Love Money pour l'Emploi a contribué à la réalisation de 7 projets. Ce qui représente 550 investisseurs, soit une manne de 12 millions de francs (7 millions déjà investi et 5 millions à venir dans une seconde phase d'investissement). Bilan : 46 embauches. Leur pari ? Voir le nombre de salariés et le chiffre d'affaires doubler sur une période de 12 à 18 mois.

De la climatisation au «bio»

A Montfermeil (Seine-Saint-Denis), un chômeur est ainsi parvenu, avec l'aide de 75 investisseurs, à réunir 500 000 francs pour créer Air Qualité, une entreprise de 12 salariés spécialisée dans la décontamination des conduits d'aération. Les bons résultats de la société de Roman Prochazka lui permettent d'envisager le doublement de ses effectifs d'ici deux ans.
Charles Hannon, salarié en quête de reconversion, espère, lui, ouvrir rapidement son premier fast-food bio dans le quartier de la Gare Saint-Lazare à Paris (IXe). Sa société Croque la vie doublerait elle aussi ses effectif en deux ans.

Fédération des associations Love money pour l'Emploi
10, rue Montyon
75009 Paris.
Tél. : 01.48.00.03.35
E-mail : federation@love-money.org
Internet : http://www.love-money.org/
Georges Gervais
Le Parisien , mercredi 02 mai 2001, 17h30

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