| Le Télégramme
de Brest et de l'ouest Samedi 24 octobre 1998 |
| "P'tit déj' de la Technopole - Le Love Money veut séduire la Cornouaille" |
| Economie
Petit déjeuner-débat, hier matin,
au Novotel, organisé par la Technopole de Quimper-Cornouaille,
autour de l'idée de la mobilisation de l'épargne de
proximité au profit des entreprises. Un des moyens de
mise en oeuvre, le love money, était présenté par l'un
de ses créateurs en France, Jean Salwa.
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Jean SALWA est le
fondateur de la fédération française Love Moneysystème love money : le principe est le même mais la mise en oeuvre s'est charpentée et ouverte à d'autres perspectives, y compris boursières. Jean Salwa un pionnier L'intervenant invité par la Technopole est un pionnier et le leader français en matière de love money, Jean Salwa. Il est le président et le fondateur de la fédération française qui porte ce nom, une structure associative qui compte aujourd'hui 14 unités, essaimées sur le territoire national et cherche à se développer au vu de la demande et des résultats obtenus. J. Salwa, ancien professionnel de la bourse, s'est spécialisé dans les domaines d'appel public et privé à l'épargne, la mobilisation de l'épargne de proximité vers |
les
entreprises locales. Avec une spécialité : la préparation
des dossiers et l'aide à l'introduction en bourse des- très
petites PME et PME moyennes. L'entrée en bourse est la
dimension nouvelle que Jean Salwa veut apporter aux
entreprises issues de l'épargne de proximité, et
souhaitant poursuivre leur développement
Vers la création d'une association ? A l'appui de l'exposé
de Jean Salwa, Roman Prochazka fondateur et PDG de la
société Air Qualité, a pu présenter la réalisation
de son projet d'entreprise grâce à la fédération Love
Money. Son témoignage par visio conférence portait sur
la constitution du capital et les divers conseils dont il
a bénéficié au sein de la fédération.
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Midi
Libre |
| ENTREPRISE : Elle préconise "l'appel privé à l'épargne" Love Money présente ses poulains |
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La nouvelle association
mise sur une société en délicatesse financière et sur
un procédé novateur. Elle essaie de convaincre ses adhérents
d'y investir
Par ici, le concept laisse perplexe. Au soleil de la Californie, on dit que les petites PME de Silicon Valley ont recours à cette idée innovante de l'épargne. De fait, Jocelyn Notta et ses amis y croient dur comme fer, et leur association, Love Money, suit son chemin depuis sa création, en début d'année à Montpellier. Le principe est à rapprocher des cotations en bourse. L'association en est le cadre légal et ses adhérents (pour 20 F ou 50 F) en sont les investisseurs. Et si l'intitulé Love Money dit le contraire, le président Notta parle d'«esprit de clocher» et d'«affectio societatis». Autrement dit : plutôt que de spéculer sur une |
multinationale anonyme et
froide, le citoyen est convié à miser ses économies
sur le patron du coin. Ainsi, il favorise la création d'emplois
pour son voisin chômeur.
La loi prévoit une niche à ce principe : elle définit l'«appel privé à l'épargne», au contraire de l'«appel pulblic» qu'est la cotation en bourse. La différence suppose que le chef d'entreprise connaisse personnellement l'épargnant et le rencontre, sans le crier sur les toits. C'est pourquoi nous ne citerons pas ici le nom des sociétés : Love Money tomberait sous le coup de l'«appel public», et essuierait les foudres de la Commission des opérations en bourse (COB). Passés les mois de mise en place, Love Money a présenté cette semaine deux sociétés à ses adhérents, réunis en petit nombre dans les murs de Sup de Co. Le premier de ses poulains est une société de cinq ans, située à Cap Alpha, spécialisée dans les systèmes pour la gestion de bâtiments (billetterie, |
accès monétique). Le
chiffre d'affaires (6,30 MF en 1997) doit stagner cette
année, la PME ayant connu quelques soucis financiers.
Son patron l'a promis : tout doit repartir de plus belle, et ce chiffre devrait avoisiner les 17 MF en 2000, la boîte sauvegardant ses quatorze emplois pour en créer huit de plus. Seule condition pour se relancer : trouver 1 MF de suite et la même chose dans six mois. La seconde société ne fonctionne pas vraiment. Elle mise sur un procédé nouveau et écologique qui empêche le calcaire de se déposer sur les plantes, pénalisant leur aspect et freinant leur croissance. Le monde horticole est visé et les tests sont prometteurs, pour vingt-cinq emplois créés en deux ans dans le département. Là aussi, ils quêtent des sous : 1,30 MF qui lancerait l'affaire. Tous les adhérents ont déjà reçu leur «note façon COB» qui décortique les deux sociétés en question. Histoire |
Jocelyn Notta et l'épargne citoyenne
Love Money : 04 67 22 77 30.. |
| Entreprendre Juillet 1998 |
| Love
Money :
solidarité et placements
judicieux peuvent faire bon ménage
Le concept de « Love Money » vient
tout droit des Etats-Unis où il est notamment de mise
dans la Silicon Valley. "Là bas, quand un cadre
a une idée de projet de développement qui n'est pas
retenue par son employeur, il fonde sa propre société.
Pour la financer, il fait appel à l'épargne privée c'est-à-dire
à ses proches. D'où le terme de Love Money c'est-à-dire
argent affectif,... " explique ainsi Didier
Salwa de l'Association Love Money. Malgré son
pragmatisme, la formule tarde à s'implanter en France.
La réglementation très stricte destinée à protéger
les investisseurs d'éventuelles manipulations malhonnêtes
freine bien des initiatives. Pourtant la distinction
entre appel public à l'épargne et appel privé repose
sur des principes simples. Pour rester dans le cadre de l'appel
à l'épargne privé, il suffit de ne pas dépasser le
nombre de 300 actionnaires, de ne pas faire appel à un
intermédiaire (comme une société de bourse) et enfin
de ne pas faire de publicité sur un support médiatique.
A défaut, il s'agit d'un appel public à l'épargne qui
nécessite un visa de la COB. L'état d'esprit des Français
est pourtant propice au développement du concept Love
Money. "Notre pays a un énorme potentiel de
solidarité. Pour preuve, les sommes gigantesques
recueillies chaque année pour le Téléthon. Si nous
parvenons à greffer à cet état d'esprit, une notion de
possibilité de retour financier, le succès est assuré.
En effet, à notre sens, il est tout à fait possible d'allier
solidarité et économie...".
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"Nous
voulons susciter chez les petits entrepreneurs l'ambition
de grandir. Notre rôle est donc de détecter les projets
réalistes sur le plan économique puis de proposer à
nos adhérents de les financer. Dans chaque association
nous réunissons les compétences locales : chefs d'entreprises,
retraités mais aussi chômeurs". Il faut en
effet savoir qu'en France, une entreprise sur deux dépose
son bilan au bout de cinq ans. Pourtant, si elle parvient
à trouver dans cet intervalle compétences et fonds
propres, le taux d'échec tombe à une sur huit ! C'est
évidemment le but des partisans du "Love Money".
A Neuilly sur Marne, grâce à l'association locale un
projet vient d'ailleurs d'aboutir, celui de Air Qualité.
75 particuliers ont en effet investi leurs propres
deniers dans cette société au capital de 500.000 francs.
A noter que deux chômeurs se sont impliqués dans le
projet. Un cadre commercial a ainsi mis ses connaissances
au service du projet pendant plusieurs mois. "Il
a pris le risque de s'impliquer tel un chef d'entreprise.
En contrepartie il sera intéressé au futur développement
de l'entreprise par le système des stock-options".
Sous l'égide de l'association, les initiatives se
multiplient sur l'ensemble du territoire. Une vingtaine
sont aujourd'hui à l'étude. Mais attention, le but n'est
pas de financer une entreprise à fonds perdus. Le
respect de l'actionnaire est primordial. "Un
actionnaire investit avec des économies qu'il a gagné
à la sueur de son front. "Le recours au capital-risque peut devenir un vecteur de création d'emploi." Le chef d'entreprise doit donc le respecter et honorer ses engagements en cas de succès avec un retour sur investissement". Car lorsqu'un projet est retenu par l'association, le dirigeant doit signer un pacte de respect des actionnaires avec l'association. |
Il va
ainsi s'engager à établir l'équivalent d'une note COB.
Des garanties qui rassurent les futurs actionnaires.
Dans le cas de Air Qualité, 50 des 75 actionnaires étaient extérieurs à l'association : "Des personnes qui n'auraient jamais investi sans le label et l'appréciation Love Money". En effet, les actionnaires de proximité qui ne passent pas par le mécanisme Love Money s'exposent au risque de ne jamais revoir leur argent. Même en cas de réussite, rien n'oblige le chef d'entreprise à rembourser équitablement son actionnaire initial... Alors que passer par le prisme de Love Money implique le respect des actionnaires. Et le chef d'entreprise prend l'engagement de rentrer en bourse dans les trois ans ! Cette introduction étant l'étape ultime du processus et la consécration du concept love Money. A l'image des premiers actionnaires de Microsoft aux USA, peut-être verra-t-on ainsi dans quelques années, des fortunes françaises initiées par le Love Money. Ce qui, après tout, ne serait qu'un juste retour des choses... David Baisnée AIR QUALITE : L'EFFICACITE DU SYSTEME "LOVE MONEY" EN ACTION Le concept du "Love Money" commence à enregistrer ses premiers succès français. Pour preuve, la constitution sur ce principe d'Air Qualité, une société anonyme de Neuilly-sur-Marne. Sa spécialité curative et préventive anti pollution en fait une activité prometteuse d'avenir et de développements intéressants, au plan technique et au plan financier. Elle est spécialisée dans le nettoyage des gaines de climatisation. Elle souhaite étendre prochainement ses activités dans le domaine de la décontamination de l'air. Ses activités basées sur les normes ISO 9000 label Qualité et 14000 relatives à la protection de l'environnement, avec des procédés éprouvés outre-Atlantique mais rares en France, la place dans le peloton de tête de cette branche d'activités. Un exemple concret de financement par le système de Love Money à suivre de près... |