Le Parisien
Mardi 20 janvier 1998
Lagny-sur-Marne : Ses adhérents doivent devenir actionnaires d'entreprises de la région
Love Money veut investir dans les emplois locaux
 
Il part du principe que la solution au chômage, c'est la croissance et qu'il faut donc décider les entrepreneurs à développer leurs entreprises. Lui, c'est Didier Salwa. Il a été formé par son père Jean, ex-président de CIIB aujourd'hui en sourdine. C'était à l'époque le seul cabinet indépendant spécialiste des introductions en Bourse de PME. Le fils vient de créer à Lagny l'association Love Money. Cela veut dire « l'argent de l'amour ».  

Fort d'une quinzaine d'adhérents son idée est simple. D'un côté, 90% des entreprises locales manquent de fonds propres. De l'autre, il existe des gens qui ne savent pas vraiment dans quoi investir pour placer leurs économies. Pourquoi ne pas les faire se rencontrer ? 

« Investir dans les PME locales, c'est créer des emplois locaux scande Didier Salwa. Au-delà du problème d'argent, la barrière qui permettrait à des patrons d'agrandir leur entreprise se trouve uniquement dans leur tête ». Didier Salwa explique qu'en plus de l'argent apporté, les compétenÏs des actionnaires peuvent devenir essentielles pour créer des emplois. Cadres, chômeurs, commerçants, créateurs d'entreprise, dirigeants de PME, employés, enseignants, étudiants, fonctionnaires, ouvriers, retraités, salariés, syndicalistes... L'association apporte un savoir-faire pour tous.  

 
Didier Salwa, fondateur de l'association, veut créer 100 emplois en dix-huits mois dans les environs de Lagny en faisant investir les épargnats dans les PME locales.                                                       (photo LP)
La Bourse   comme objectif  Le fondateur assure apprendre aux adhérents à lire des bilans et l'entrepreneur retenu à rendre des comptes à ses actionnaires et grandir, le but étant d'être introduit au plus vite en Bourse. Les adhérents peuvent investir en direct dans l'entreprise, sans passer par l'association, explique-t-il. L'association est là juste pour défendre les épargnants, qui peuvent par ailleurs de cette façon payer moins d'impôts.  
Aux Etats-Unis, ce type d'association est très prisée. En France, on est un peu moins habitué à cela. Pourtant, Didier Salwa avance un objectif qui peut paraître haut placé : I'objectif de l'association Love Money de Lagny-sur-Marne est de créer 100 emplois à Lagny ou dans ses environs, dans les dix-huit mois qui viennent. Pour cela, il faut d'abord arriver à rassembler une soixantaine d'adhérents. A ce jour, les spécialistes financiers estiment que cette épargne existe, mais que le plus difficile sera de trouver des entrepreneurs prêts à partager leur succès mais aussi leur erreurs et éventuellement leurs échecs avec des tiers.

Gilles CORDILLOT  


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Entreprise & Carrières
du mardi 13 au lundi 19 janvier 1998
  Love money  Rapprocher épargnants et entreprises  
Inspirée du concept americain, I'association Love Money cherche à promouvoir le développement des PME locales par l'épargne de proximité. Un système unique en France.   
Difficile d'être crédible auprès des banquiers lorsqu'on est petit, sans soutien, ni fonds propres. Jean-Michel Poupeau, Pdg d'Horo Quartz (micro-processeurs) en a fait l'expérience en 1986. Depuis, le patron vendéen peut s'enorgueillir d'avoir franchement remonter la pente : son chiffre d'affaires caracole à 72 millions de francs et il emploie 160 personnes (70 à l'époque). Ce revirement de situation tient à la rencontre d'un homme, Jean Salwa, directeur à l'époque du CIIB (1), cabinet indépendant, spécialiste des introductions en Bourse qui convainc Jean-Michel Poupeau de se placer sur le marché hors-cote grâce à l'épargne de proximité. Cela lui permet de récolter 5 millions de francs.  
Le scénario catastrophe a été évité, et Horo Quartz se prépare aujourd'hui à passer sur le second 
marché boursier. Une success story que Jean Salwa et son fils aimeraient voir se réaliser plus souvent. C'est pourquoi, fort de leur expérience (54 sociétés introduites sur le marché hors-cote en quinze ans), ils ont décidé de lancer l'association Love Money (littéralement l'argent de l'amour) afin de drainer l'épargne des particuliers vers les petites et moyennes entreprises en mal de financement. Voisins ou clients de l'entreprise, commerçants, chefs d'entreprise locaux, famille des salariés de l'entreprise, tous les proches peuvent être sollicités. Le système fonctionne. La Silicon Valey californienne ne s'est pas développée autrement.  

Une dizaine d'antennes. Pour l'instant, une dizaine d'antennes de l'association existent: sept en région parisienne (Seine-Saint-Denis,  Seine-et-Mame, Yvelines, Hauts-de-Seine...) et deux en province, à Poitiers (Vienne) et à Fontenay-le-Comte (Vendée). L'objectif de ces antennes est à chaque fois le même : rassembler 

une soixantaine d'adhérents, puis trouver des entreprises dynamiques qui acceptent cette épargne de proximté. « Nous invitons les entrepreneurs à avoir de l'ambition », indique Jean Salwa, également connu pour être vice-président d'une association de petits actionnaires d'Eurotunnel. « Beaucoup de chefs d'entreprises créent leur société pour créer leur propre emploi. Mais l'ambition est étouffée dans l'oeuf », regrette-t-il. L'association s'appuie sur une loi initiée par Alain Madelin qui accorde des réductions d'impôts au particulier qui investit dans une PME non cotée en Bourse, à savoir un abattement de 25 % des sommes investies par an et par personne.    Anne BARIET  (1) Centre d'informations et d'introducbon boursières.  
Love Money : 01 48 00 03 35  
Intemet http://www.love-money.org

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Informations ENTREPRISES
Septembre 1997  
Love Money, aimez-vous les uns les autres.
par Marie Almaric
Littéralement, Love Money, c'est l'argent de l'amour, et ce n'est pas un concept nouveau en soi. Aux Etats-Unis, Love Money désigne une source de financement par la famille, les proches ou les amis. Dans sa forme d'origine, ce n'est pas le moyen idéal pour financer une entreprise. En cas de réussite, l'emprunteur se sent redevable à vie, en cas d'échec, aucun remboursement possible. Aujourd'hui, Love Money est une tout autre affaire. C'est une association française à but non lucratif qui permet à des entreprises en mal d'argent frais de rencontrer des épargnants de proximité, désireux d'agir pour les entreprises de leur ville, de leur région.. Mais Love Money n'est pas un club de rencontres ordinaire. Tout d'abord parce que cette association est encadrée par des professionnels de la finance qui sélectionnent de manière draconienne les entreprises demandeuses (elles doivent répondre aux normes de la COB), et vérifient la faisabilité de leurs objectifs une fois renflouées. Car le "donateur" Love Money n'est pas considéré comme une grand-mère béate ou un fiancé transi : il est un actionnaire à part entière, qui a le droit de connaître les rouages de l'entreprise qu'il finance, le pouvoir de vendre ses actions; il touche sa part des bénéfices. a le droit de vote dans le conseil d'administration, etc.L'association s'appuie en outre sur une loi qui accorde des exonérations d'impôts sur le revenu à une personne privée plaçant son capital dans une entreprise. La Fédération Love Money qui cherche, à long terme, à quadriller la France,  propose en fait un moyen d'investir directement, de manière fiable et surtout sans frais pour un épargnant; de trouver les capitaux nécessaires pour assurer le développement des PME/PMI; mais aussi de favoriser la création d'emplois locaux. Cette mayonnaise a déjà pris aux Etats-Unis. Les "business angels" de la Silicon Valley, particuliers riches mordus d'innovation, organisent des repas où ils offrent l'opportunité à quelques entrepreneurs triés sur le volet d'argumenter leur demande de fonds. Les heureux élus profitent non seulement d'un chèque de l'ordre du million de franc, mais aussi de références, d'adresses, de conseils stratégiques voire d'une aide directe de l'"angel", qui n'hésite pas, selon ses compétences, à accepter un rôle d'administrateur pour guider l'entreprise. Le fonctionnement de Love Money s'inspire largement de leur exemple. Avec une dimension supplémentaire, toutefois. L'association se fixe un objectif global de transmettre les connaissances à tout public, aussi large qu'il soit. L'inscription est ouverte aux entreprises et conseils d'entreprises, qui pourront étoffer leurs connaissances sur l'utilisation de l'épargne de proximité en liaison avec la bourse, les particuliers tout venant, y compris chômeurs et étudiants, qui cherchent à développer leurs connaissances sociales, économiques et financières, mais aussi comment repérer les entreprises à bon potentiel.   Love Money : la bataille de l'emploi en France et en Europe se gagne dans les PME/PMI. Le choix des armes ? Solidarité et compétitivité.

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Défis
Juillet-Aout 1997
Comment utiliser les capitaux de proximité ?
Alternative aux banquiers, l'appel au capital de proximité n'est pas encore entré dans les mœurs des entrepreneurs français. Si elle n'est pas sans intérêt, la formule impose quelques contraintes.  
Revue de détail et conseils pratiques.  
Dans une salle communale de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), une centaine de participants rassemblés par l'association Love Money écoutent l'exposé d'un chef d'entreprise.   
En 1987, lorsque nous avons voulu développer de nouveaux produits, nous n'avons pas trouvé de financement, explique Jean-Michel Poupeau, créateur d'Horo Quartz, une entreprise réalisant 63,5 millions de francs de chiffre d'affaires, spécialiste dans la gestion informatique du temps.  
Les organismes de financement étaient effrayés par notre secteur d'activité. Quant aux banquiers, ils ne sont pas là pour investir dans les fonds propres d'une entreprise mais pour l'accompagner dans son développement. 
Seule solution pour cet entrepreneur, ouvrir son capital aux investis-
 seurs. Présentée à la Bourse de Nantes (Loire Atlantique), sa demande remporte un vif succès.   

Horo Quartz, qui souhaitait récolter 2 millions de francs en proposant 40 % de son capital, obtient 5 millions. Il y a eu 250 000 demandes et la valeur des actions est passée de 600 francs à 1 600 francs, poursuit Jean-Michel Poupeau.  
A l'époque, il n'y avait pas de club d'investisseurs dans ma région, j'ai donc opté pour le marché hors cote* et j'ai laissé à un spécialiste le soin de gérer mon portefeuille d'actions en Bourse. Aujourd'hui, si c'était à refaire, je présenterais directement mon projet à des investisseurs locaux comme, par exemple, les épargnants de l'association Love Money.

  Création d'entreprise et d'emplois

L'appel à l'épargne de proximité est encore peu répandu en France.  
Pratiqué couramment outre-Atlantique, en Afrique et dans les pays asiatiques sous forme de tontine, il reste encore marginal chez nous.  
Selon Erwan Bothorel, délégué général d'Epicéa, une association spécialisée dans l'information des créateurs d'entreprise, les initiatives les plus anciennes proviennent de groupes de citoyens animés par la volonté de créer des emplois.  
Il faut être clair, avoue le délégué général, les entreprises à fort potentiel susceptibles de rapporter beaucoup d'argent aux investisseurs constituent une minorité. En général, elles finissent par obtenir le soutien de sociétés de capital-risque.   
Les créateurs d'entreprise plus classique ne peuvent pas promettre des rendements fabuleux. En revanche, ils créent des emplois locaux, et cela suffit pour inciter certains à les appuyer.  
La Nouvelle économie fraternelle (Nef), association d'aide aux créateurs à vocation sociale, n'hésite pas à accorder des prêts privilégiés à des projets de réinsertion et de lutte contre l'exclusion.
Pour Jean-Michel Poupeau, les deux objectifs de rentabilité et de création d'emploi ne sont pas incompatibles.   
L'entrepreneur va d'ailleurs réunir des chefs d'entreprise et des épargnants afin de lancer un club d'investisseurs Love money dans son département.   
Pour moi, c'est une question de citoyenneté.  
Mobiliser l'épargne de proximité est un excellent moyen de répondre au manque d'argent des porteurs de projet et de créer des emplois.   
Mais son enthousiasme pour l'épargne locale est tempéré par son expérience de terrain. Pour faire appel à des investisseurs locaux ou à des investisseurs en Bourse, il faut travailler dans la clarté, explique le dirigeant.   
Ces personnes vous font confiance, il ne faut pas les mener en bateau. L'exercice réclame des qualités de communicateur, une vision stratégique claire et une transparence totale de ses comptes.

  Rapprocher les épargnants individuels des entreprises   Le but de Jean Salwa : réunir des personnes désirant gagner de l'argent et créer des emplois.  
Créateur et ancien dirigeant de CIIB, société de conseil en ingénierie pour l'introduction boursière des PME, Jean Salwa est l'instigateur de la Fédération des associations Love money. 

  Le but de Jean Salwa :  réunir des personnes désirant gagner de l'argent et créer des emplois. Défis : Pouvez-vous nous présenter le principe d'une association Love Money ?  
Jean Salwa : Une association Love money fonctionne comme toute association loi 1901 avec un bureau élu. Son but est de réunir des personnes désirant tout à la fois gagner de l'argent et créer des emplois en investissant dans des entreprises locales. 
Elle réunit au maximum 300 adhérents par association, des citoyens disposés à investir une certaine somme, des chefs d'entreprise ou des créateurs. L'association étudie ou fait étudier les demandes de financement et présente les meilleurs dossiers à ses membres.  

Défis : Que signifie l'expression Love Money ? 
J. S. : Ce terme américain signifie que tout un chacun peut investir librement et dans de petites entreprises de sa ville, de sa zone industrielle ou de son quartier. La motivation première est l'amitié ou l'affection portée à l'entrepreneur.  

Défis : S'agit-il d'un appel public à l'épargne ?  
J. S. : Non. Les appels publics à l'épargne sont fortement réglementés et les dossiers présentés doivent obtenir le visa de la Commission des opérations de Bourse. Notre action est plus limitée mais nous tenons à respecter l'esprit de la Cob. Nous demandons aux porteurs de projet un business plan détaillé, un descriptif de l'activité et la signature d'un pacte de respect des actionnaires. Sans compter un bilan certifié et une situation comptable de moins de trois mois.  

Défis : Comment se réalise l'opération ?  
J.S. : Les adhérents rencontrent le créateur ou visitent l'entreprise en voisins. Le porteur de projet leur fourni un bulletin de souscription sur lequel ils indiquent le montant de leur mise. Ensuite, le dirigeant de l'entreprise sélectionnée fait un appel privé à l'épargne et réalise une augmentation classique du capital de son entreprise. L'argent est déposé dans une banque au nom de la société.  

Défis : Vous demandez aux dirigeants d'entreprise de signer un engagement de respect vis-à-vis de leurs actionnaires. A quoi s'engagent-ils ?  
J. S.: Ils s'engagent à mettre en place et à assurer un marché permanent des actions, interne à l'entreprise, à assurer une communication permanente des résultats, à respecter les actionnaires minoritaires et à établir un document d'information actualisé chaque année.  

Défis : Comment s'organise ce marché interne des actions ? 
J. S. : L'entreprise tient un registre des actionnaires et note les propositions d'achat ou de vente d'actions. Ces propositions sont consultables par les actionnaires, les proches de l'entreprise et les adhérents de l'association Love Money. Acheteurs et vendeurs font suivre leurs propositions d'un courrier signé précisant le nombre d'actions et le prix d 'achat ou de vente.


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Entreprendre
Juillet 1997 
INITIATIVES EN FAVEUR DES P.M.E. : 

La Fédération Love Money souhaite développer des associations Love Money dans chaque département, voire dans chaque ville.  
Après Paris, Neuilly-sur-Marne, Lagny-sur-Marne, Poitiers est la quatrième association créée depuis janvier 1997.  

Son objectif est de favoriser les emplois locaux tout en rapprochant épargne de proximité et P.M.E. locales.  
Et elles comptent jouer un rôle d'aide et d'assistance en matière de déontologie.  

N'hésitez pas à vous à renseigner !


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LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
8 juillet 1997

page "Vienne":   Love Money : profit et emplois 

Article de Jean-François CHAGUE - ECONOMIE.

A Poitiers, cette association propose des actionnaires de proximité à des P.M.E., afin de créer du profit et des emplois nouveaux. Explications. 
A l'heure où il est dit que les banques se font trop souvent tirer l'oreille pour prêter des capitaux aux petites et moyennes entreprises, une association s'est créée à l'initiative de M. James Lay. " Love Money " se propose de réunir de l'argent pour l'investir dans des P.M.E. locales.  
Le slogan " Devenez actionnaire de P.M.E. pour gagner de l'argent en créant des emplois nouveaux " mérite une explication. 
Le système est inspiré des Etats-Unis où les entrepreneurs, sûrs de leurs projets, font appel à des amis et à des proches pour obtenir des prêts d'un montant
raisonnable.  
Cette mise de fonds, pour démarrer ou relancer une entreprise, est appelée " Love Money " parce qu'elle vient du cœur.  
En France, plusieurs associations de ce type fonctionnent déjà, même si les habitudes sont différentes, et elles sont indépendantes les unes des autres. 
" La bataille pour l'emploi est engagée, explique James Lay, le président de l'association de Poitiers, et il faut nous prendre par la main, sans forcément tout attendre de l'Etat, des grandes entreprises ou des banques.  
Nous sommes un groupe de gens qui s'intéressent aux choses et on apporte une certaine capacité d'expertise ".
En cela, " Love Money " fonctionne différemment d'un club d'investissement et se donne un objectif double.  
Il s'agit de faire découvrir au public qu'il existe des moyens de s'associer à des entreprises, de gagner de l'argent sans risquer trop gros, et développer un esprit de proximité qui amène les gens à s'intéresser à des sociétés proches d'eux.  
" Chaque club local, qui a sa vie propre, reçoit des chefs d'entreprises qui viennent proposer leurs projets, qui sont par la suite financés ou non, généralement à hauteur de 10 à 100.000 F. ". 
L'association poitevine pourra ainsi se lancer dès que la cagnotte sera suffisante.
Les membres de l'association ne doivent pas s'attendre à un gain immédiat ou à des rapports élevés. 
Plus qu'un placement, il s'agit là de se rapprocher de l'entreprise, de s'y intéresser, de s'initier à la pratique économique. L'association veille d'ailleurs aux intérêts et aux droits de ses membres. 
Certes, ce système de collecte de fonds n'est sans doute pas la panacée pour consolider les P.M.E. et par là même créer des emplois, mais il présente l'avantage de mettre en relation directe des entreprises et des épargnants.  

(Association " Love Money " Poitiers, BP 3, 86001 Poitiers ; Téléphone : 05.49.00.03.64.)


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ECHO 93
6 juin 1997 
Neuilly-sur-Marne : Orienter l'épargne locale vers les P.M.E.
Dominique Lacroix constitue actuellement une société avec le projet de créer, développer et commercialiser des produits multimédia culturels (encyclopédie littéraire sur CD-Rom). 
Pascal Alré a créé une entreprise il y a 2 ans à partir d'un brevet tombé dans le domaine public améliorant les techniques d'images en relief (sans lunettes) qu'il adapte aux panneaux et affiches.  
Tous deux manquent de capitaux et les banques ne leur prêtent pas les fonds nécessaires.  
Ils sont par conséquent bloqués dans leur développement et manquent de "bras" et de compétences complémentaires aux leurs dans les domaines de la gestion, de la commercialisation ou de la fabrication. 
L'association Love Money Neuilly-sur-Marne, qui existe depuis le mois de mars dernier et compte aujourd'hui 45 adhérents se propose d'apporter une aide pour la survie et le développement de ces jeunes PME. 
Une première réunion publique a
été organisée lundi 26 mai à la salle du temps libre devant 160 personnes afin d'expliquer le concept original développé par cette association et qui consiste à orienter l'épargne de proximité vers les PME locales.  
De cette façon, les entreprises sélectionnées pour leurs possibilités de développement et d'embauches peuvent trouver les fonds propres indispensables à leurs activités, et les épargnants bénéficient de placements surs - car soigneusement étudiés au préalable par l'association Love Money - tout en contribuant à l'amélioration de l'économie et de l'emploi dans leur région.  
Outre les deux chefs d'entreprises cités plus haut, trois PME venues de Haute-Marne (Euroflex - flexibles gaz et eau), de Vendée (Horo Quartz - électronique) et de Touraine (Clen - mobilier de bureau) ont expliqué comment elles ont maintenu ou créé 350 emplois au niveau local. 
La recette qui a été mise en Œuvre est simple.
 
160 personnes ont assisté aux témoignages de PME ayant testé le système "Love Money" ou désirant en bénéficier.  
 
D'un côté, ces trois PME étaient à la limite de disparaître en raison de leur grave manque de capitaux.  
D'un autre côté, certains particuliers de la région avaient de l'argent à placer. 
Les animateurs de l'actuelle association Love Money Neuilly-sur-Marne ont fait se rencontrer les deux parties - entreprises et particuliers - en faisant respecter les intérêts et les volontés de chacun. 
Il s'en est suivi que ces entreprises ont été sauvées, mieux, elles ont pu se développer et créer des emplois. 
La "technique Love Money" est
calquée sur les mécanismes de la bourse et donne ainsi la possibilité aux épargnants - actionnaires de revendre leurs parts.  
Les associations Love Money maîtrisent, respectent et enseignent les règles COB et les étapes préliminaires.  
Aujourd'hui, retenons simplement que l'association Love Money Neuilly-sur-Marne peut être un moyen de réunir, autour des PME locales, un esprit confraternel pouvant en même temps apporter des plus values importantes aux particuliers qui investissent pour le sauvetage ou la création d'emplois locaux. 

 
 


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CENTRE-PRESSE (quotidien de la Vienne)
15 mai 1997
Love Money : rapprocher l'entreprise et le citoyen L'association Love Money vient de voir le jour à Poitiers. Objectif : promouvoir le financement des PME locales par l'épargne de proximité
Quand des amis ou des voisins cassent leur tirelire pour mettre des billes dans une entreprise, souvent pour des raisons affectives, cela s'appelle le "love money" (littéralement l'argent de l'amour).    
Cette source de financement, très répandue aux Etats-Unis, ressemble cependant davantage à un soutien, voir à une donation, qu'à un réel actionnariat.  
Forts de leur longue expérience dans le milieu boursier, Jean 
Salwa et son fils Didier (54 sociétés introduites sur le marché hors-cote en 15 ans), ont décidé d'ouvrir cet esprit à des souscriptions motivées par la croissance d'entreprises créatrices d'emplois locaux, mais aussi par la chance de récolter des plus-values. 
C'est ainsi qu'est née la fédération "Love Money". Elle chapeaute aujourd'hui quatre associations, dont une ouverte à Poitiers il y a quelques jours. 

 
Jean Salwa (à droite) a annoncé, hier, la naissance de Love Money Poitiers, présidée par James Lay (à gauche).

Cette association a pour vocation de drainer l'épargne des particuliers vers les PME locales en quête de fonds propres.    
L'idée est simple : d'un côté, ces entreprises manquent pour la plupart de capitaux pour investir et assurer leur développement, de l'autre, certains particuliers ont de l'argent à placer.    
"En faisant se rencontrer les deux, il peut y avoir un réel dynamisme économique au niveau local. Avec à la clé des créations d'emplois."     Exonérations d'impôts  Prise en main par James Lay, "Love Money Poitiers" transmettra son savoir-faire  pour faciliter ce rapprochement, en direct et sans intermédiaire. Agissant comme un "club de rencontres", elle sélectionnera les entreprises pour que le risque soit quasiment nul pour le particulier.
L'association s'appuiera, en outre, sur la loi initiée par Alain Madelin qui offre des exonérations d'impôts aux personnes qui placent leur épargne dans les capitaux des entreprises. Lieu de rencontre, mais aussi d'information et de sensibilisation, I'association a prévu d'organiser des réunions dès le mois de septembre pour expliquer aux Poitevins comment placer leur "love money" autrement qu'auprès des banques et autres établissements financiers.    
 

* Contact: Love Money Poitiers : 25, route de Nouailles, 86 000 Poitiers. Tel. 01.48.00.03.35.    
Cotisation : 20 F pour les étudiants et chômeurs, 50 F pour les retraités, employés, fonctionnaires, cadres, commerçants...    
200 F pour les sociétés, administrations, organismes financiers, associations... 


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La fédération Love Money vous aide à investir dans une P.M.E. en prenant un risque limité

Cette association loi 1901 vous aide à investir dans une PME en prenant un risque limité. 
Initiative intéressante, celle de Love Money, une association loi 1901 qui propose à ses adhérents d'investir dans des petites et moyennes entreprises, d'aider par ce biais à la création d'emplois et, pourquoi pas ? de faire de bonnes affaires.  
Le discours de Love Money est simple en aidant une entreprise de votre entourage, après avoir mesuré le risque bien entendu, vous ne faites pas seulement une bonne action et vous ne vous montrez pas simplement solidaire. Vous aidez au développement économique en prenant un risque limité (dans le cas d'échec, en effet votre investissement, limité à 75 000 F par an
et par couple, est déductible de vos impôts). 
Ce système, fort répandu aux Etats-Unis où il est connu sous le nom de Love Money ou de Business Angels, a permis à nombre d'entreprises de devenir des géants mondiaux, en recevant ce qui manque le plus au départ la capacité d'investir.  
Deux associations Love Money fonctionnent déjà et deux autres se mettent en place. Les Seniors y représentent un bon tiers des membres. 
Outre la sélection rigoureuse d'entreprises dans lesquelles ils vont investir, les membres reçoivent une véritable formation au fonctionnement des sociétés et échangent leurs expériences.  
Créer votre section régionale   Si vous souhaitez créer une section de cette association dans votre région, la fédération se charge également de vous aider (démarches administratives, statuts, etc.).  
Cette formule originale, où vous pouvez investir même une partie très faible de votre patrimoine peut, comme l'affirme une certaine publicité, vous rapporter gros.  
Comme le dit de son côté le dépliant d'information de Love Money "Si l'on ne gagne pas à tous les coups, il est certain que les chances de gagner sont plus grandes qu'au Loto !..."  

Fédération Love Money  
10, rue de Montyon 75009 Paris 
Tél. 01 48 00 03 35


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